Depuis l’émergence du tourisme, la station balnéaire carnacoise baptisée vers 1950 « Reine du Morbihan » a toujours revêtu son cordon harmonieux autour de sa robe du littoral. Le long des plages, entre ses pins maritimes, s’alignent ses résidences, villas anciennes et hôtels.
Au nord de cet environnement, la ville de Carnac présente sa campagne boisée parsemée de hameaux et villages typiques et offre bien des agréments. Son paysage est marqué par la présence des bois de résineux et de landiers, les champs cultivés restent bordés de chemins creux délimités parfois par des murs de pierres sèches. Le calme de cette campagne et les chemins s’y faufilant, la verdure et la flore envahissante, tout ici favorise le bien-vivre tout au long de l’année.
Commune rurale du bord de mer, Carnac conjugue tous les types de paysages: plages, pointes rocheuses, dunes, marais, ria, espaces boisés et bocages de la campagne. Tous ces paysages supportent une végétation spécifique qui contribue à la diversité, la richesse et à la qualité du cadre de vie. Il faut noter qu'une partie de la végétation implantée sur le territoire de la commune a été importée du sud de la France et qu'elle s'est parfaitement adaptée grâce à la douceur du micro climat qui y règne.
Une palette de couleurs
Une palette de couleurs Fontaine Saint-Cornély
Carnac a su conserver l'authenticité de sa flore. Au gré des balades, le long des routes et des nombreux sentiers pédestres, le fleurissement de la ville apporte aux habitants et touristes un plaisir visuel.
En effet, les équipes des espaces verts oeuvrent déjà depuis plusieurs années pour aménager les lieux grâce à des couleurs et des formes d'une grande diversité végétale. Sur la commune, les aménagements s'harmonisent avec l'environnement proche, c'est à dire le littoral. Les végétaux et les matériaux sont choisis pour préserver l'ambiance côtière et les panoramas qui font l'attraction et la fierté de la station. Pas moins de 20 000 plantes annuelles et biannuelles sont plantées sur les 40 hectares des aménagements de la ville. Avec un fleurissement léger au rythme des saisons, un point d'honneur est mis pour utiliser des espèces et des essences régionales particulières au littoral ouest. Capucine, bégonia, rose d'Inde, pétunia, lobéllia, dahlia font partie de cette palette.
Dans la campagne, Carnac s'est fixé comme objectif la mise en valeur du patrimoine, par un embellissement effectué grâce à l'entretien des chapelles, des fontaines et autres monuments chers à la culture carnacoise. Dans ces zones, le fleurissement est naturel, spontané, voire même un peu sauvage. Toute cette végétation habite les sous-bois, court sur les murets de pierres et habille l'entrée des nombreux villages et hameaux.
La ville
Vue générale du bourg La rue Saint-Cornély
Le centre-ville s’est développé autour d’un noyau urbain ancien.
A l’origine, l’habitat s’est groupé autour de son église paroissiale au 17ème siècle. Ce monument religieux dédié à Saint-Cornély (17ème et 18ème siècle) présente son clocher hexagonal élancé, son porche Nord à baldaquin, ses trois nefs en lambris peintes. Cette église a conservé son enclos dans la partie Sud. A une centaine de mètres, se dresse la chapelle de la Congrégation datant du 19ème siècle.
Dans le bourg, les constructions sont mitoyennes et s’articulent le long de voies au profil irrégulier et parfois en pente, ce qui offre au centre-ville un caractère pittoresque. Le patrimoine architectural urbain présente des formes diverses : église, chapelle, maisons urbaines de commerçants, maisons à caractère rural, bâtiments publics, sans compter les petits édifices tels que les lavoirs et fontaines. L’expression architecturale du 19ème siècle prédomine.
En périphérie, l’habitat est moins dense, il est dominé par la présence de pavillons avec jardins. C’est à partir de ce noyau concentrique que convergent les principales voies de communication.
La campagne et ses villages
Chapelle de Coët - à Tous Pardon du village de la Madeleine
Carnac possède un territoire particulièrement étendu. La commune présente un grand nombre de villages traditionnels qui ont parfois conservé leur vocation agricole.
La Renaissance voit la réalisation de la chapelle de Saint-Colomban et des premiers manoirs ruraux. Lors de la Régence au début du 18ème siècle, de nouvelles chapelles sont édifiées ainsi que des fermes à étage où les dépendances et le logis sont séparés. Mais le 19ème siècle, où les conditions de l’exploitation de la terre s’améliorent, s’accompagne d’un essor démographique qui entraîne une forte vague de constructions dans la campagne. Ces constructions se caractérisent par l’orientation de la façade au Sud avec des ouvertures dépourvues de symétrie. L’organisation en bandes grossièrement parallèles de l’habitat conditionne l’aspect des villages. Tout au long du 20ème siècle, les maisons urbaines et rurales auront tendance à s’uniformiser selon des plans plus réguliers. L’enduit blanc ne laissera apparaître que les pierres d’ornement autour des ouvertures.
Dans cette campagne carnacoise, on recense 6 monuments religieux en dehors des nombreux calvaires et croix disséminées. Caractéristique de la première moitié du 19ème siècle, la chapelle de Saint-Guénolé s'assoie sur les hauteurs du village de Coët A Tous. Celle de Saint-Albin, située au centre du village du Hahon, date du 17ème siècle. A Kergroix, les origines de la chapelle remontent au 16ème siècle; elle a été restaurée en 1965. Jouxtant le village de Kerguéarec, la chapelle de La Madeleine, sur l’emplacement d’une ancienne léproserie du Moyen-Age, a été totalement reconstruite grâce à une association créée pour la sauvegarde des lieux. Elle est dédiée à Marie-Madeleine. A l’ouest des plages, la chapelle de Saint-Colomban (16ème siècle) de style gothique flamboyant présente son caractère particulier au centre d’un ancien village de pêcheurs. Au sommet du tumulus, lieu d’observation idéal, la chapelle Saint-Michel domine le territoire communal. De là, le visiteur peut admirer l'étendue des zones boisées et de la grandeur du littoral carnacois.
Les plages
Plage de Saint- Colomban Avenue des Druides
A quelques encablures de ces champs de mégalithes, émerge la station balnéaire si vivante durant l’été. Cette structure urbaine est née de la présence de la plage à un kilomètre du bourg. L’arrivée du train en 1880 rendra le littoral plus accessible. Le plan régulier est ordonnancé par de longues avenues parallèles au rivage. Bénéficiant de son orientation au Sud, et protégée de la houle et des vents dominants par le cordon dunaire de Plouharnel – Penthièvre, la grande plage fut le point d’ancrage du développement balnéaire de la commune. C’est à la fin du 19ème siècle que l’homme a décidé, à la fois, de construire des marais salants et d’aménager les dunes de sable fin. Les plantations de résineux et la végétation des jardins des villas aux variétés exotiques (mimosa, arbousier,…) confèrent une unité à un ensemble urbain, constitué de maisons individuelles d’époques et de styles architecturaux variés et ponctué de peu d’immeubles collectifs. Les premières maisons apparurent au début du 20ème siècle. Aujourd’hui, le long des avenues rectilignes de Carnac-plage, la succession de villas cossues et de résidences délivre cette atmosphère particulière et délicieuse de vacances familiales.