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Les origines de Carnac se perdent dans la nuit des temps. Les restes d'un habitat abrité par une falaise à Saint Colomban ont témoigné de la présence de l'homme sur la commune au Paléolithique ancien, vers 450 000 avant Jésus Christ. A partir de cette époque, on estime qu'il y a toujours eu de la vie à Carnac même si on ne retrouve pas de traces des périodes du paléolithique moyen et supérieur. L'acidité du sol empêchant la conservation des éléments. La période du mésolithique (4600 ans avant J.C) n'a pas non plus laissé de traces mais des découvertes ont été faites sur la toute proche presqu'île de Quiberon et à l'île d'Hoedic. La période du néolithique (4600 - 2000 ans avant J.C) est celle qui nous a légué le plus de richesses grâce aux monuments mégalithiques. Plusieurs hypothèses ont été émises sur ces monuments telle l'évocation d'un culte solaire avancée par certains savants. Toutefois, on peut affirmer avec quasi certitude qu'il s'agit plutôt d'un culte religieux. En effet, à cette époque où l'homme commençait à se sédentariser, il apparaît que les dolmens, tertres tumulaires et tumulus étaient des sépultures où étaient faites de nombreuses offrandes. La présence de bijoux, poteries, armes, outils, et restes d'aliments trouvés près d'ossements humains confirme cette théorie. De même, les alignements de menhirs constitueraient un culte à l'agriculture ou à l'élevage. D'après les hypothèses, ce culte lié aux bovidés, aurait existé jusqu'au début de l'époque chrétienne et justifierait la mise sous protection de la commune de Saint Cornély (patron des bêtes à cornes). Enfin les derniers vestiges de ce passé lointain découverts à Carnac datent de l'époque romaine lors de l'invasion de la Gaule. Il s'agit des fondations d'une villa située au Bosséno qui recelait de nombreux objets, ainsi que des bains découverts à Légenèse, identifiables à leur architecture. C'est au total plus de 150 sites archéologiques qui font la renommée de Carnac et de son musée.
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